Action clé 2 – Coopération et partenariats

HE

Le programme Erasmus+ soutient le développement de partenariats qui permettent la coopération entre acteurs pertinents pour le secteur de l’enseignement supérieur, afin de coopérer, d’échanger de bonnes pratiques dans des domaines d'intérêt commun, de développer ou de transférer des pratiques innovantes et d'améliorer la qualité de l’enseignement supérieur dans toute l’Europe. Les activités soutenues par les partenariats stratégiques pour l’enseignement supérieur peuvent concerner soit le secteur de l’enseignement supérieur, soit plusieurs secteurs de l’éducation, de la formation ou de la jeunesse. Il peut s’agir de projets de petite envergure portant sur des échanges de bonnes pratiques ou de projets de grande envergure visant le transfert ou le développement de méthodologies innovantes concernant l’enseignement supérieur.

Objectifs

Pour être financés, les partenariats stratégiques pour le secteur de l’enseignement supérieur doivent aborder  soit au moins une priorité horizontale du programme Erasmus+ ou au moins une priorité spécifique définie par la Commission européenne pour le secteur de l’enseignement supérieur, à savoir :

  • contribuer aux objectifs de modernisation et d’internationalisation de l’enseignement supérieur, qui comprennent cinq priorités :
    • augmenter les niveaux de qualification pour former les diplômés et les chercheurs dont l’Europe a besoin ;
    • améliorer la qualité et la pertinence de l’enseignement supérieur ;
    • relever la qualité grâce à la mobilité et à la coopération transnationale ;
    • faire le lien entre l’enseignement supérieur, la recherche et les entreprises pour favoriser l’excellence et le développement régional ;
    • améliorer la gouvernance et le financement ;
  • appuyer la mise en œuvre de la communication de 2013 sur l’ouverture de l’éducation, en encourageant la conception de nouveaux modes d’enseignement.
Modalités pratiques

Les partenariats impliquent au moins 3 organisations de 3 pays différents (pays participant au programme Erasmus+). Des organisations appartenant à des pays partenaires peuvent également participer si leur expertise apporte une plus-value concrète à la réalisation du projet. Les établissements d’enseignement supérieur des pays participant au programme doivent être titulaires de la Charte Erasmus+. Cette charte n’est pas exigée pour les établissements d’enseignement supérieur des pays partenaires, mais ceux-ci doivent accepter les principes de la charte.

La durée d’un partenariat stratégique se situe entre 24 mois et 36 mois. La durée du projet doit être choisie au stade de la demande. À titre exceptionnel, la durée peut être rallongée, à la demande du bénéficiaire et avec l’accord de l’agence nationale, de 6 mois maximum, pour autant que la durée totale n’excède pas 3 ans.

La gestion financière du projet est assurée par le coordinateur du projet. La subvention maximale accordée aux partenariats stratégiques est définie en multipliant la durée du projet (en mois) par 12 500 EUR, avec un maximum de 450 000 euros pour des projets d’une durée de 36 mois.

Candidature

Le dépôt de candidature se fait auprès de l’agence nationale de l’organisation coordinatrice du projet, au plus tard le 29 mars 2017 à 12h00 (heure de Bruxelles) pour les projets débutant entre le 1ier septembre et le 31 décembre de la même année.


Alliances de la connaissance

Erasmus+ pour l’enseignement supérieur propose également un autre type de projet de coopération dans ce secteur sous l’action clé 2, à savoir les alliances de la connaissance.

Objectifs

Ces projets de grande envergure visent à renforcer les liens entre l’enseignement supérieur et le monde de l’entreprise et doivent se caractériser par 3 qualités essentielles, à savoir l’innovation, la pérennisation et l’impact.

Ils visent particulièrement à :

  • développer des méthodes d’enseignement et d’apprentissage  innovantes et multidisciplinaires ;
  • stimuler l’entrepreneuriat et les compétences entrepreneuriales des enseignants et des personnels des entreprises ;
  • encourager les échanges et la circulation de connaissances entre l’enseignement supérieur et les entreprises.
Modalités pratiques

Les alliances de la connaissance sont des projets transnationaux, d’une durée de 24 ou de 36 mois, qui doivent impliquer au moins 6 organisations de 3 différents pays européens, dont au moins 2 établissements d’enseignement supérieur et 2 entreprises.

Les organisations éligibles peuvent être des organisations publiques ou privées européennes ou non européennes, notamment :

  • des établissements d’enseignement supérieur ;
  • des entreprises publiques ou privées ;
  • des collectivités locales ;
  • des associations représentants des entreprises ou des organisations de formation ;
  • des centres de recherche.

Le coordinateur du projet  doit être établi dans un pays participant au programme.

Les établissements d’enseignement supérieur européens doivent être détenteurs de la charte Erasmus+ pour l’enseignement supérieur. Des partenaires associés ou des organisations issus de pays partenaires peuvent également participer, si leur expertise et implication signifie une plus-value concrète pour la réalisation du projet.

Les activités des alliances de la connaissance peuvent être financées à hauteur de :

  • 700 000 euros maximum pour un projet de 24 mois ;
  • 1 million euros maximum pour un projet de 36 mois.
Candidature

Les alliances de la connaissance sont gérées directement par l’agence exécutive «Éducation Audiovisuel et Culture» de la Commission européenne, à laquelle les candidatures doivent être soumises. La date limite des dépôts de candidature est le 28 février 2017 à 12h00 (heure de Bruxelles).


Renforcement des capacités

Les projets de renforcement des capacités s’inscrivent également dans le programme Erasmus+ pour l’enseignement supérieur sous l’action clé 2.

Objectifs

Ces projets de coopération soutiennent la modernisation, l’accessibilité et l’internationalisation de l’enseignement supérieur des pays partenaires dans le cadre des politiques extérieures de l’UE. Ils visent particulièrement à :

  • favoriser la réforme et la modernisation de l’enseignement supérieur dans les pays partenaires ;
  • améliorer la qualité et la pertinence de l’enseignement supérieur dans les pays partenaires ;
  • renforcer les capacités des établissements d’enseignement supérieur dans les pays partenaires et dans l’UE, sur le plan de la coopération internationale et du processus de modernisation permanente en particulier, et les aider à s’ouvrir à la société au sens large ainsi qu’au monde du travail afin de :
    • renforcer le caractère interdisciplinaire et transdisciplinaire de l’enseignement supérieur ;
    • améliorer l’employabilité des diplômés des universités ;
    • conférer à l’espace européen de l’enseignement supérieur davantage de visibilité et d’attrait dans le monde ;
    • favoriser le développement réciproque des ressources humaines ;
    • promouvoir une meilleure compréhension entre les peuples et les cultures de l’UE et des pays partenaires.
Activités

Deux catégories de projets de renforcement des capacités sont soutenues :

  • Les projets conjoints visent à produire des résultats bénéficiant principalement et directement aux organisations des pays partenaires. Ils sont axés sur l’élaboration de programmes d’études, la modernisation de la gouvernance et de la gestion des EES, ainsi que sur le renforcement des relations entre les EES et l’environnement économique et social ;
  • Les projets structurels visent à produire un impact sur les systèmes d’enseignement supérieur et à promouvoir les réformes au niveau national et/ou régional dans les pays partenaires. Ils sont axés sur la modernisation des politiques, de la gouvernance et de la gestion des systèmes d’enseignement supérieur et le renforcement des relations entre les systèmes d’enseignement supérieur et l’environnement et social.

Dans le cadre de ces deux catégories de projets, un volet spécial pour la mobilité peut être accordé, comprenant une ou plusieurs des activités suivantes :

  • mobilité des étudiants : période d’étude/stage à l’étranger ;
  • mobilité du personnel : période d’enseignement/période de formation.
Modalités pratiques

Les projets de renforcement des capacités sont des projets transnationaux, d’une durée de 24 ou de 36 mois, qui doivent impliquer au moins 3 organisations de 3 différents pays européens, dont au moins 1 établissement d’enseignement supérieur de chacun d’entre eux.

Les organismes éligibles peuvent être des organisations publiques ou privées européennes ou non européennes, notamment :

  • des établissements d’enseignement supérieur ;
  • des entreprises publiques ou privées ;
  • des collectivités locales ;
  • des associations représentants des entreprises ou des organisations de formation ;
  • des centres de recherche.

Le coordinateur du projet  doit être établi dans un pays membre du programme ou un pays partenaire éligible. Les établissements d’enseignement supérieur européens doivent être détenteurs de la charte Erasmus+ pour l’enseignement supérieur.

Les projets de renforcement des capacités peuvent être financés à hauteur de :

  • 500 000 euros maximum pour un projet de 24 mois ;
  • 1 million euros maximum pour un projet de 36 mois.
Candidature

Les projets de renforcement des capacités sont gérés directement par l’agence exécutive «Éducation Audiovisuel et Culture» de la Commission européenne, à laquelle les candidatures doivent être soumises. La date limite des dépôts de candidature est le 9 février 2017 à 12h00 (heure de Bruxelles).

Erasmus souffle ses 30 bougies : Conférence phare à l’honneur du programme européen

Le jeudi 6 juillet 2017 s’est tenue à la Rockhal la conférence d’anniversaire du programme Erasmus, organisée conjointement par Anefore, l’agence nationale chargée du programme Erasmus+, par la Représentation de la Commission européenne au Luxembourg et l’Université du Luxembourg. La manifestation a rassemblé plus de 200 personnes et a été rehaussée par la présence du Premier ministre, Xavier Bettel, le Commissaire européen à la recherche, à l’innovation et à la science, Carlos Moedas, la Directrice générale de l’éducation, de la culture et des sports de la Commission européenne, Martine Reicherts, ainsi que du Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse et Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Claude Meisch. Cet évènement de haute portée avait comme objectif d’offrir au grand public une plateforme d’échanges et de rencontres entre les acteurs de l’éducation, de la formation et de la jeunesse et le grand public autour des enjeux de la citoyenneté européenne.

Lors de son mot d’ouverture, Madame Marguerite Krier, présidente de Anefore, a retracé le développement du programme Erasmus, qui a été rebaptisé Erasmus+ en 2014 afin de s’adresser à tous les publics et qui est devenu un symbole fort de l’identité européenne. Le Luxembourg a rejoint le programme en 1988 et d’ici la fin de l’année, le nombre total de participants luxembourgeois est estimé à 32’600 personnes. Par ailleurs, Madame Krier a profité de l’anniversaire pour annoncer le lancement du site web http://30anserasmus.lu/ dédié aux témoignages d’anciens participants du programme européen (Erasmus et Erasmus+). Grâce à ce site, l’agence nationale compte recueillir tout au long de l’année des témoignages qui permettront d’illustrer l’impact que la mobilité peut avoir sur les individus et de faire comprendre au public en quoi la mobilité peut constituer un vecteur important de citoyenneté européenne.

Monsieur Xavier Bettel, Premier Ministre du Luxembourg et lui-même ancien étudiant Erasmus, a su émouvoir le public par son discours très personnel et inspirant. À travers plusieurs expériences et anecdotes de son propre échange Erasmus en tant qu’étudiant de droit accueilli par l’université à Thessalonique, en Grèce, il a expliqué à quel point une telle une aventure permet à un individu d’ouvrir les yeux à un autre peuple, une autre culture, une autre façon de vivre. Pendant son discours, il a accentué à plusieurs reprises qu’aucun aspect de notre vie quotidienne actuelle, telle que nous la vivons au Luxembourg et ailleurs, ne devrait être tenu comme acquis. Monsieur Bettel a utilisé l’image d’une plante pour rappeler la fragilité de la liberté que nous vivons tous les jours : les valeurs comme le respect, la tolérance et l’union, les valeurs de l’Europe, sont comme une plante qu’il faut arroser quotidiennement pour éviter qu’elle ne dessèche un jour.

Monsieur Carlos Moedas, Commissaire européen à la recherche, à l’innovation et à la science, tenait à souligner les messages du Premier Ministre. L’expérience qu’il a pu faire en tant qu’étudiant en ingénierie à Paris le marque encore aujourd’hui. Monsieur Moedas a relevé la grande valeur d’un tel échange ; il a partagé lui aussi des anecdotes personnelles qui ont montré que son parcours professionnel aurait été tout autre s’il n’avait pas démontré le courage de devenir le premier étudiant « outgoing » de son université au Portugal. De plus, à côté de l’aspect professionnel, le Commissaire a expliqué que le programme Erasmus lui a permis de grandir personnellement, de faire des expériences qu’il lui aurait été impossible de réaliser autrement. Chaque jour, a-t-il affirmé, il se lève en pensant qu’en effet, il ne va pas seulement travailler, mais surtout qu’il continue à repayer à l’Europe ce qu’elle lui a offert grâce à la mobilité Erasmus.

Lors de la table ronde, Monsieur Claude Meisch, Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse et Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a mis l’accent sur l’innovation que permet le programme Erasmus+ à travers ses différents types d’échanges, notamment grâce aux partenariats stratégiques, qui créent une opportunité unique d’échange et de formation de synergies.

Madame Reicherts, Directrice générale de l’éducation, de la culture et des sports de la Commission européenne, a su compléter les discours des autres intervenants en mettant en évidence deux défis auxquels le programme Erasmus essayera de répondre dans le futur. D’un côté, le programme cherchera à se débarrasser de sa réputation de programme élitiste ; de l’autre côté, il faudra encore plus se concentrer sur la cohésion et l’inclusion sociales. Bien que soulignant ces défis, Madame Reicherts n’a pas manqué de souligner, elle aussi, les atouts de Erasmus+, un programme qui d’après elle a déjà accompli quelque chose d’exceptionnel au niveau social, culturel et surtout humain.

À la fin de la conférence aucun doute ne s’est posé quant à la réponse à la question posée par le titre de l’évènement « L’esprit mobilité: vecteur de citoyenneté européenne ? ». Les interventions des invité(e)s ont confirmé la valeur du programme Erasmus+, qui aide à ouvrir les yeux au monde, à développer la capacité de vivre la différence et à mûrir à la fois personnellement et professionnellement.

Conférence 30 ans Erasmus

Activité transnationale de coopération : « Inclusion within KA2 »

L’agence Erasmus+ polonaise organise une activité transnationale de coopération (en anglais, Transnational Cooperation Activity – TCA) sur le thème de l’inclusion dans le cadre du partenariat stratégique Erasmus+. Ce séminaire de contact aura lieu à Varsovie (Pologne) du 7 au 10 novembre 2017. L’évènement se tiendra en langue anglaise.

L’inclusion sociale constitue l’une des thématiques les plus pertinentes soulevées dans le cadre du programme Erasmus+, qui apporte une contribution majeure à la mise en œuvre du programme politique européen en faveur de la croissance, de l’emploi, de l’équité et de l’inclusion sociale. En ce sens, Erasmus+ vise à promouvoir l’équité et l’inclusion en facilitant l’accès des personnes issues de milieux défavorisés ou ayant moins de possibilités, en raison p.ex. d’une situation de handicap, de difficultés éducatives, d’obstacles économiques, de différences culturelles, de problèmes de santé, ou d’obstacles sociaux ou géographiques.

Cette activité transnationale sera l’occasion de nouer des contacts avec de nouveaux partenaires européens, de découvrir de nouvelles approches et pratiques et de renforcer les connaissances sur Erasmus+. Le programme détaillé sera disponible sous peu.

Le séminaire s’adresse aux représentants d’organisations traitant des questions d’inclusion et souhaitant s’engager à développer un projet de partenariat stratégique Erasmus+ dans le domaine de l’éducation et de la formation (secteurs de l’enseignement scolaire, de l’enseignement et de la formation professionnels, de l’enseignement supérieur ou de l’éducation des adultes).

Comment faire acte de candidature ?
En cas d’intérêt, nous vous invitons à adresser votre demande par courriel à Anefore (info@anefore.lu) dans les meilleurs délais et au plus tard pour le 28 juillet 2017 et à compléter, signer et envoyer à Anefore le formulaire de candidature disponible ci-dessous. Les places disponibles sont très limitées !

Sur base des formulaires réceptionnés et des places disponibles, Anefore procède à une sélection parmi les candidats. Elle se charge ensuite de transmettre à l’Agence nationale hôte les noms des participants sélectionnés, ceux-ci s’engagent à répondre à toute demande d’information provenant de l’Agence nationale hôte.

Anefore intervient dans les frais de participation au séminaire non couverts par l’Agence organisatrice (frais de voyage, séjour et / ou inscription au séminaire), sur base des frais réels encourus. Ceux-ci font soit l’objet d’une prise en charge directe des frais par Anefore, soit l’objet d’une déclaration de créance, selon le modèle fourni par Anefore.


Date:

Du 07 novembre 2017

Au 10 novembre 2017

Lieu:

Varsovie (Pologne)

International Credit Mobility – Guide de référence pour les institutions sélectionnées

Description du document Langue
International Credit Mobility – Guide de référence pour les institutions sélectionnées

Formulaire de candidature – KA2 – partenariats stratégiques

Description du document Langue
Formulaire de candidature – KA2 – partenariats stratégiques