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Les projets Erasmus+ KA2 : pourquoi tant d'échecs avant même le démarrage ?

Candidatures Erasmus+ : les erreurs qui coûtent des points… et comment les éviter

Pourquoi certains projets Erasmus+ obtiennent-ils d’excellentes évaluations alors que d’autres, pourtant porteurs de bonnes idées, ne sont pas retenus ? Pour Gilberto Martinez, expert Erasmus+ et politologue espagnol, la réponse est souvent simple : les évaluateurs ne jugent pas les intentions, mais les preuves.

Invité au séminaire de contact Erasmus+ consacré à l’intelligence artificielle dans l’éducation, organisé en mai dernier à Tallinn, Gilberto Martinez a partagé avec les participants les enseignements tirés de l’analyse de 100 candidatures Erasmus+ et de leurs rapports d’évaluation.

La cohérence avant tout

Au fil de ses analyses, un constat s’est imposé : les mêmes faiblesses reviennent régulièrement. Bien souvent, ce n’est pas l’idée du projet qui pose problème, mais la manière dont elle est présentée.

Pour convaincre les évaluateurs, chaque candidature doit démontrer de manière claire le lien entre les besoins identifiés, les objectifs fixés, les activités prévues et les résultats attendus. Cette cohérence, véritable « fil rouge » du projet, est un critère essentiel de qualité.

Des besoins démontrés, pas seulement affirmés

Les évaluateurs attendent des éléments concrets. Affirmer qu’un établissement souhaite développer les compétences de son personnel en matière d’intelligence artificielle ne suffit pas : il faut expliquer pourquoi, en s’appuyant sur des enquêtes, des données, des audits ou des exemples issus du terrain.

De la même manière, une expérience antérieure dans Erasmus+ sera plus convaincante si elle est illustrée par des projets précis, leurs résultats et leur impact.

Comme l’a rappelé Gilberto Martinez durant son intervention : « Une affirmation n’est pas une preuve. »

L’IA ne remplace pas la réflexion

L’utilisation croissante des outils d’intelligence artificielle transforme également la rédaction des candidatures. Si ces outils permettent de produire des textes fluides et bien structurés, ils ne remplacent ni l’analyse des besoins ni la réflexion sur le projet.

Selon l’expert, les propositions sont aujourd’hui souvent mieux rédigées, mais aussi plus génériques. Les évaluateurs recherchent avant tout des projets authentiques, ancrés dans la réalité des établissements et répondant à des besoins clairement identifiés.

Construire des partenariats qui ont du sens

Autre enseignement majeur : la qualité du partenariat. Un consortium ne doit pas être constitué uniquement parce que les organisations se connaissent déjà. Chaque partenaire doit apporter une expertise spécifique, jouer un rôle clairement défini et contribuer directement à la réalisation des objectifs du projet.

C’est précisément l’objectif des séminaires de contact Erasmus+ : permettre aux participants de rencontrer de nouveaux partenaires partageant les mêmes défis éducatifs et de construire des projets solides sur des intérêts communs.

L’intervention de Gilberto Martinez a rappelé qu’une candidature réussie ne repose pas uniquement sur une idée innovante, mais surtout sur une démonstration claire, argumentée et cohérente. Une source d’inspiration précieuse pour toutes les organisations qui souhaitent déposer un projet Erasmus+.

La présentation complète de Gilberto Martinez est disponible en ligne et propose de nombreux conseils pratiques pour améliorer la qualité des candidatures.

  • Date de publication : 09/07/2026

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